Chris Sharma

Chris Sharma. De l’art sur la roche.

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arler avec Chris Sharma a été une expérience vraiment exceptionnelle. Nous avions le sentiment que Chris n’était pas un grimpeur tellement centré sur la méthode et la discipline, mais quelqu’un chez qui l’intuition et l’impro étaient des éléments fondamentaux dans sa façon de comprendre l’escalade. Au fur et à mesure que la conversation avance, ces traits font acte de présence. L’escalade pour lui, c’est de l’art ; les voies les plus dures, des sculptures qui finissent par exploser lorsque le grimpeur en déchiffre la séquence.

 

Texte : Arête du Diable

Arête du Diable : Ta fille va déjà à la crèche ?

Chris Sharma : Oui, elle a commencé aujourd’hui. Ma femme est très enceinte, ma belle-mère a le bras cassé, puis tout le travail à la salle d’escalade… En ce moment, les journées sont bien chargées.

A : « Je ne prends pas les choses si sérieusement et ne me frustre pas à cause de bêtises comme l’humidité d’une paroi. Ça m’est égal. Ce que je veux, c’est escalader et je vais le faire indépendamment des conditions qu’il y ait ». Ce sont tes propos par rapport à ton manque de temps du fait de ta paternité et de ton travail à la salle d’escalade [Sharma Climbing BCN].

C : Il y a deux ans, avec la naissance de ma fille, tout a changé dans ma vie. J’ai beaucoup moins de temps libre et cette circonstance m’a fait apprécier chaque seconde dont je dispose, surtout quand je réussis à aller sur le rocher. Je me souviens d’être allé à Oliana et d’y avoir rencontré des amis qui passaient un mois et demi en pensant rien qu’à escalader. Il y avait un peu d’humidité sur la paroi et ils étaient frustrés et anxieux. Moi je n’avais que quatre heures pour y aller, escalader, puis retourner remplir mes fonctions de père et gérer la salle d’escalade. Sortir dans la nature de retour à mes projets me rendait heureux indépendamment de l’humidité qu’il y eût sur la roche. Voilà le contexte de cette phrase. Évidemment, quand tu es en train de tenter un projet, parfois tu as besoin des conditions parfaites, mais tout change dans la vie en étant père et en ayant une entreprise. Mes priorités ne sont plus les mêmes : l’escalade est une partie très importante de ma vie et je lui consacre beaucoup de temps, mais elle est clairement en arrière-plan par rapport à ma fille et à ma famille. Cela aide à changer la perception et à profiter des moments libres. Parfois, quand on consacre toute son énergie et que l’on ne donne la priorité qu’à une seule chose, on finit par la prendre trop au sérieux et n’en profiter même pas. J’ai vu beaucoup d’amis, comme ceux d’Oliana ce jour-là, qui en étant dans l’un des meilleurs spots du monde, étaient frustrés. Ce changement de perspective que j’ai maintenant me fait revaloriser tout…

 

A : Est-tu devenu plus efficace ?

C : Dans certains cas, je crois que oui parce que certaines pensées et anxiétés parfois compliquent les défis. Cet attachement même peut créer des difficultés pour y parvenir. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Ce sont des projets qui signifient tant que parfois cette conversation intérieure ne te laisse pas saisir le moment et laisser les choses couler. Sans d’autres aspects dans la vie, on n’apprécie peut-être pas ces moments. Moi, le fait d’avoir moins de temps libre me fait être plus efficace. Je profite de chaque seconde au maximum. Par ailleurs, c’est toujours difficile d’atteindre les objectifs parce qu’il y a des choses très importantes dont s’inquiéter. En Catalogne j’ai quatre projets et c’est compliqué de partager le temps entre tous. Parfois, j’ai le sentiment que je n’en ai pas assez. Je peux les atteindre ou pas, mais je sais que j’ai profité de mon temps au maximum parce que la qualité de mon escalade ces jours-là a été supérieure. Chaque jour, j’essaye de tirer le maximum.

A : Je vais te lire d’autres de tes propos en rapport avec la possibilité de faire du 9c : « Je crois que, oui, il existe la possibilité de pousser plus les limites dans l’escalade sportive et qu’il y a encore de l’espace pour améliorer ce que nous avons fait. Que je puisse le faire ou pas, on verra bien. Après avoir empoché La Dura Dura [9b+], j’avais besoin de deux ans pour renouer avec l’escalade et m’amuser. Je voulais voyager, vivre le côté plus spontané et artistique, faire du psicobloc, revenir aux racines et aux raisons pour lesquelles j’ai commencé à escalader ». Ça donne l’impression que ta façon de comprendre l’escalade est différente de celle des autres grimpeurs comme Ondra ou Usobiaga. Excuse-moi si ce n’est pas ainsi, mais je vois Adam comme un grimpeur plutôt orienté vers le côté discipline, alors que Sharma est plus instinctif, plus artistique. Est-ce que je me trompe ?

 

 

C : Je crois que c’est bien ainsi. J’ai toujours dit que l’escalade est une activité très athlétique, mais je ne l’appellerais pas un sport. C’est plus que ça. L’escalade, c’est une façon de vivre. Je dis toujours, en anglais, que c’est un life journey. Tout notre épanouissement personnel dans la vie est mêlé avec l’escalade et vice versa. Nous sommes différents à divers moments de la vie et cela se reflète dans notre façon d’escalader. Pour moi, l’escalade c’est beaucoup plus que le défi d’enchaîner une voie cotée 9b+ ou 9c. Après La Dura Dura, la réaction la plus normale aurait été de continuer à vouloir me dépasser. Mais pour moi, ça va bien au-delà d’atteindre un nouveau degré. C’est ce qui le transforme en quelque chose de plus qu’un sport. Gagner une compétition ou faire une voie dure, c’est un cran de plus de la vie. C’est comme respirer. Je crois que l’escalade pour moi est une façon d’exprimer mon côté créatif en cherchant de nouvelles voies, en équipant…, une façon d’être spontané, de m’amuser et d’entrer en contact avec la nature en étant avec les amis. L’escalade a beaucoup à apporter au monde. Elle est différente des sports traditionnels. Elle a un côté mystique, rebelle, aventurier, bohème et, cette fonction-là est évidemment très intéressante. J’ai toujours vu ces voies à grande difficulté comme des sculptures qui existent depuis des centaines ou des milliers d’années et c’est à nous, les grimpeurs, d’en déchiffrer le code, la séquence. C’est comme si une paroi quelconque se transformait en une œuvre d’art. Ce sont des sculptures qui prennent vie avec l’interaction humaine. Ça n’a rien à voir avec le fait de vouloir gagner plus de force pour faire des voies plus dures. En fait, c’est là que je puise une grande partie de ma motivation : je trouve l’inspiration quand je vois ces lignes si jolies. Les séquences, les prises qui surgissent. Je consacre ma vie à trouver ces lignes-là.

A: J’aime beaucoup ce que tu me racontes, Chris. Il y a peu nous avons fait une interview avec Ondra. Il nous racontait que, pour arriver à enchaîner une voie comme Silence, il avait dû faire un pas en avant et travailler coude à coude avec des kinés et des experts en posturologie pour maximiser le rendement tout en économisant ses forces. Je trouve que tu as une philosophie très antagonique.

 

Chris Sharma

 

C: Oui, Juanmi, beaucoup plus intuitive. Évidemment, j’ai beaucoup à apprendre d’Ondra, mais chacun a sa façon et c’est ça qui est bien. Finalement, nous sommes des interprètes de l’escalade, chacun son style. En tant qu’humains, nous aimons nous comparer les uns aux autres et essayer de voir qui est le meilleur, mais finalement chaque expérience est un monde différent. Chacun a sa façon d’être. Il n’y en a pas une correcte et une autre incorrecte. Mais oui, je crois qu’Adam et moi sommes très différents. Nous venons de mondes très différents. Moi, je suis de Santa Cruz en Californie, mes parents étaient très impliqués dans le monde du yoga, du surf, un peu ambiance hippie. Adam, de la République Tchèque. On dirait qu’il avait une stratégie préétablie depuis dix ans… Dans mon cas, j’ai toujours laissé les choses couler naturellement. Dans chaque style, il y a des pour et des contre. Comme je te disais avant : c’est un parcours de vie avec des phases dans lesquelles nous entrons et nous sortons. Cela joue sur notre façon d’interagir avec le monde et bien sûr d’escalader. Quand j’ai commencé à l’âge de douze ans, j’étais plongé dans le monde de la compétition et je voulais être très bon. Maintenant je suis toujours ambitieux. J’ai eu des lésions qui m’ont beaucoup fait réfléchir. Je crois que je suis très connecté avec l’escalade des années 70 et 80 en Californie. Des gens comme Ron Kauk et cette génération. Ce que j’ai toujours aimé dans l’escalade c’est que c’est comme un sport pour des gens qui ne cadrent pas vraiment avec la société, dans l’idée d’être soi-même. Tout très tourné vers le dépassement des limites de la difficulté. C’est pour cela que j’aime tant le psicobloc. Il est très lié à ce qu’est l’essence de l’escalade. Cela conjugue le fait de repousser ses limites avec un élément très abstrait et artistique. Puis, il y a l’aventure et la mer. J’aime le psicobloc et je procure en faire chaque année parce que c’est comme revenir à mes racines, aux raisons qui m’ont amené à grimper.

A : Regrettes-tu ta vie en Californie comme grimpeur ?

C : Je me sens très bien à Barcelone. Il y a des moments, non seulement pour l’escalade, où la vie en Californie me manque. En fait, j’y vais tous les ans. J’essaye d’imaginer ma vie là-bas. Mais, actuellement, vu comment ma vie est compliquée entre la famille, le travail et l’escalade, à Barcelone j’ai obtenu un équilibre très difficile à trouver. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup. Ici, j’escalade deux ou trois jours par semaine sur les meilleures parois du monde et je peux le concilier avec ma vie de famille et la gestion de mon entreprise, qui exige un grand effort. En Californie, ma vie serait très différente. Il faudrait que je passe beaucoup plus de temps en dehors de la maison pour pouvoir être sur le rocher. Et cela briserait tout l’équilibre. Chaque fois que j’y vais, je prends conscience de la chance que j’ai de vivre ici. Les piliers de mon bonheur : une bonne vie de famille, une stabilité économique en faisant quelque chose qui me plaît et poursuivre mes défis personnels, se trouvent en Catalogne.

 

A : Je sais que tu essayes de faire un pas en avant dans ta carrière en ce qui concerne la difficulté. J’aimerais que tu me parles de ces projets. Et ta motivation, est-elle la même de celle d’il y a trois, quatre ou cinq ans ?

C : Ma réponse est comme une suite de celle que je t’ai donnée quand tu me posais la question sur La Dura Dura. Il y a des moments avec des pointes de motivation où je relève des défis à force d’acharnement, et d’autres où je préfère laisser couler. La vie est comme ça, avec des hausses et des baisses de motivation. Maintenant je suis dans un moment fort pour commencer la saison. L’objectif de faire du 9c n’est pas important pour moi. C’est clair. J’ai certains projets que je tente depuis des années en Catalogne et que j’aimerais faire aboutir. L’un s’appelle Le Blond ; l’autre Perfecto Mundo. Je veux les enchaîner. Si ce sont des 9b+ ou des 9c, peu importe. Une autre voie importante est cette longue voie que j’ai à Mont-Rebei, à la frontière entre l’Aragon et la Catalogne. Ça m’est égal qu’il s’agisse d’une cotation 9c, même si ça serait pas mal non plus. Ceci est en relation avec mes réflexions après La Dura Dura. À ces moments-là de ma vie, je crois que j’aurai pu faire des choses bien plus difficiles. Mon niveau était plus haut que celui de cette voie-là. Je crois que la clef dans la vie et dans l’escalade, c’est d’évoluer petit à petit en incorporant les expériences antérieures afin de croire au prochain rêve. Commencer en boulder et appliquer ces connaissances dans les voies sportives, ou ce que j’ai fait après en psicobloc… Faire un tour et continuer à me réinventer constamment pour que la motivation reste intacte. Il ne s’agit pas, dans mon cas, de répéter à nouveau ce que nous avons l’habitude de faire. Faire du 9c, ça serait super mais ça revient au même. Par ailleurs, j’adore repousser mes limites et tenter des voies dures, comme Perfecto Mundo ou une autre voie située à Santa Lynia. Peut-être que celle-ci pourrait être cotée 9c. Mais bien loin de là, y mettre mes essais est comme un jeu avec moi-même. Chercher le 9c impliquerait de répéter à nouveau le même processus. Cette voie de Mont-Rebei réunit tout ce que j’ai fait dans l’escalade sportive et en boulder pour l’appliquer à une grande paroi. Voilà une évolution dans mon escalade beaucoup plus intéressante et novatrice.

 

A : Faire un pas de plus… Objectivement, crois-tu que Perfecto Mundo ou Le Blond

C : Le Blond pourrait être du 9c.

A : sont des voies plus compliquées que La Dura Dura ?

C : Peut-être. Je ne suis pas encore sûr. Perfecto Mundo, je crois que ça pourrait être du 9b+.

A : Et ta motivation reste la même ?

C : Oui, définitivement. Je veux m’y mettre à fond pour essayer de le faire. Il n’y a pas de meilleure sensation que de grimper à son meilleur niveau. Au niveau personnel, percevoir que le corps répond au maximum lors de l’escalade est une sensation incroyable. Je veux réussir et enchaîner ces voies. Ce sont des projets d’il y a de nombreuses années. Mais il y a d’autres moments et d’autres projets dans la vie dans lesquels ça a été très intéressant d’appliquer tout ce que j’ai appris, d’imaginer quelque chose qui peut être possible et de lutter pour y arriver. C’est comme Sharma Climbing ou avoir une famille… Ça ressemble beaucoup à mettre ses essais sur une voie. Ce sont des 9b+ ou 9c. Ce sont des moments qui nous obligent à repousser nos limites et c’est là qu’on grandit réellement. Sur ce plan, faire du 9c est intéressant, mais c’est la même chose que quand tu passes du 9a au 9a+ et de là au 9b. Je crois qu’on grandit réellement quand on imagine quelque chose qui nous obliger à aller bien plus loin.

 

A : C’est cela qu’il y a derrière Sharma Climbing ? Toute ta philosophie de vie y est…

C : Sharma Climbing a été une expression de ma vision de l’escalade. Ne jamais cesser de rêver et faire des choses différentes. La vie est comme une balance où il faut mettre le plaisir et la lutte. Pour profiter de la vie, il faut lutter. Ça fait partie de la satisfaction. Il faut travailler pour réussir les défis et en profiter. Le rocher, la vie… Il faut faire sortir tout notre potentiel humain. Il faut toujours rêver de choses.

 

J’ai toujours vu ces voies à grande difficulté comme des sculptures qui existent depuis des centaines ou des milliers d’années et c’est à nous, les grimpeurs, d’en déchiffrer le code, la séquence. C’est comme si une paroi quelconque se transformait en une œuvre d’art. Ce sont des sculptures qui prennent vie avec l’interaction humaine.

 

A : Chris, quel est ton premier souvenir de l’escalade?

C : Ma mère m’emmena dans une salle d’escalade en Californie au début de l’année 1993. Ce fut l’amour au premier coup d’œil. Peu de mois plus tard, ils en ouvrirent une à Santa Cruz et là j’ai commencé à escalader vraiment. J’ai rencontré mes meilleurs amis qui le sont encore aujourd’hui. C’est ainsi qu’a commencé cette aventure dans laquelle je continue. Sur la même onde depuis lors. C’est curieux. Je me souviens que dans la pratique de sports typiques comme le football, le base-ball, le surf, j’étais très maladroit. Quand j’ai commencé l’escalade, ça a été différent. J’ai tout compris d’un coup. Cette connexion a été très spéciale.

A : J’ai beaucoup aimé comprendre une partie de ta philosophie de voyage dans la vie. Peut-être que tu m’as déjà répondu, mais je veux quand même poser la question. De quoi te sens-tu le plus fier? Comment aimerais-tu qu’on se souvienne de toi?

C : Plus que d’une voie concrète, je me sens fier d’avoir mis la main à la pâte dans l’escalade avec des premières ascensions et des voies difficiles. Aussi de le faire d’une façon différente, toujours avec le sourire. Je me souviens que quand j’ai commencé à escalader, c’était à la mode, quand quelqu’un tombait, de crier et de faire un show en piquant une crise. En 1993 ou 1994, quand j’ai rencontré Tommy Caldwell et ces gens-là, nous faisions les voies les plus difficiles mais en nous amusant bien. Moi, je criais sur la paroi, mais quand ça pouvait aider à continuer à monter, pas quand j’étais déjà tombé. Les voies que j’ai faites ont une esthétique différente. Actuellement, nous sommes dans un moment très intéressant dans notre sport avec les Jeux Olympiques et son caractère beaucoup plus mainstream. J’aimerais être l’une des personnes qui contribuent à maintenir ce sport connecté à ses racines. L’esprit de Campo IV et de gens qui m’impressionnèrent en leur temps. Il faut maintenir les valeurs qui rendent ce sport unique. Ce qui est spécial en nous, c’est que nous ne sommes pas comme les autres. Voilà l’une des raisons pour lesquelles je suis tombé amoureux de l’escalade. On ne se compare pas aux autres, on cherche plutôt son propre chemin dans la nature. Partager ces expériences à travers de vidéos, de photos et de revues a aussi été très important pour pouvoir inspirer plus de gens. J’espère y avoir contribué de façon positive.

 

K : J’ai adoré parler avec toi. Je crois que tu m’as donné une visión  plus romantique et artistique de l’escalade. J’ai spécialement apprécié la comparaison que tu m’as faite selon laquelle une ligne est comme une sculpture dans le rocher qui ne surgit qu’avec l’interaction du grimpeur…

C : Pour compléter ce que je te disais, j’ajouterais que c’est comme une sculpture interactive et que l’escalade doit être comme du performance art, comme la chorégraphie d’une danse… C’est curieux. Parmi les meilleurs moments que j’ai eus en escaladant, il y a ceux où j’ai été seul avec un ami sans témoins. Ce sont des moments très spéciaux, mais à travers des outils comme la vidéo ou la photographie, on peut compléter ça et le partager avec les autres. Il y a les deux côtés, celui qui est personnel comme expérience, mais aussi celui de la communauté qui exige de le partager. Ce dernier est aussi fondamental. C’est comme un musicien qui fait un chef-d’œuvre… C’est nécessaire qu’il l’enregistre et qu’il le transmette au monde. Ne pas le faire serait une expérience incroyable pour lui et ceux qui l’entourent, mais enregistrer ce disque fait que tout culmine. C’est la dernière partie du processus pour bien marquer l’Histoire de son empreinte.

K :   Dis-moi une vidéo que tu aimes spécialement pour la mettre…

C : Sur notre canal Youtube, Sharma Channel, tu en as du Pont d’Arc. Ces vidéos-là sont très spéciales.

 

 

 

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