Cecilia Buil

Cecilia Buil. L’authenticité dans l’exploration.

 

C  

ecilia Buil vient de rentrer d’une expédition dans une des zones les plus reculées du Népal pour gravir, avec Anna Torreta et Ixchel Foord, une paroi vierge de quelques 600 mètres au Mugu Peak (5340 mètres). Avec très peu d’information, après un mois au camp de base et dans des conditions très hostiles, elles sont restées à quatre longueurs du sommet après des semaines très venteuses et des températures de – 15ºC sur la paroi. Nous passons en revue avec elle sa vision de la montagne et certaines de ses activités. Portée par la persévérance et le rêve, son élan est imparable.

 

Texte : Álex Colomina | Arête du Diable.

Arête du Diable : Bonjour Cecilia. Déjà de retour à la maison après quelques semaines au Népal, n’est-ce pas ? Je crois que ça a été une expédition très dure. Une grande expérience pour toi, j’imagine…

Cecilia Buil : Nous sommes rentrées les derniers jours d’octobre. Ça commence à faire un peu loin et je m’en remets peu à peu.

A : Comment le mois au camp de base s’est-il passé ? J’ai entendu qu’il a fait très froid et qu’il y a eu beaucoup de neige…

C : De la neige nous en avons eu peu de jours et pas en grande quantité, mais le froid et le vent étaient très intenses. C’était ça la tendance. Dès que nous sommes arrivées, on nous a prévenus que c’était un endroit venteux. En plus, cette année a été spécialement froide dans le pays et dans la cordillère, avec pas tellement de neige mais des températures très basses.

A : Sans compter l’isolement, parce que la vallée du Mugu est l’une des zones les plus reculées et les moins fréquentées du Népal. Il semble que le tourisme n’a pas changé dans cette zone.

C : Oui, de fait, ce qui nous a le plus surprises c’est que nous n’avons vu personne. Seulement deux allemands qui étaient en train de faire un trekking quand nous sommes arrivées. Ils faisaient seuls un chemin très long. Depuis la Chine, ils voulaient traverser pratiquement tout l’Himalaya du Népal. Nous n’avons rencontré personne d’autre. Pas de services non plus. On dort chez des gens vraiment pauvres. Ça oui, c’est quelque chose qui nous a toutes choquées. La pauvreté extrême dans laquelle ils vivent. Terrible. C’est une zone avec un climat si dur que, mis à part des yacks, des ânes et des chevaux pour le transport, il n’y a pas d’autres types d’animaux. Les conditions ne permettent pas non plus de cultiver la terre.

A : Étant donné que l’aide provenant d’autres parties plus visitées du pays n’y arrive pas, j’imagine que le nombre de visites d’étrangers en est très réduit aussi, n’est-ce pas ?

C : Oui, c’est une zone très authentique, mais ça donne envie de la promouvoir pour aider un peu. Ils vivent vraiment avec très peu de ressources. Là-bas, ce n’est pas le Khumbu. Même si de la promotion était faite, ce serait difficile qu’il y ait une massification. C’est vrai que ça serait bien d’avoir un peu plus de tourisme et que les gens puissent vivre dans de meilleures conditions. En plus, les villages sont pleins d’enfants, non scolarisés bien sûr. Les habitants de Mugu nous ont expliqué qu’il y a quelques années ils vivaient du commerce avec le Tibet, à six heures de la frontière, mais aujourd’hui de nombreuses restrictions rendent difficile cette activité. Ce n’est pas un village permanent, ils n’y vivent qu’en été. En hiver, ils doivent descendre au fond de la vallée parce que c’est très hostile. J’insiste sur le fait qu’ils sont vraiment pauvres. Ils vivent dans des baraques.

A : Avec Anna Torreta tu avais déjà partagé beaucoup de cordées. Je crois qu’avec Ixchel Foord un peu moins. Ça fait partie du jeu d’interpréter les conditions, s’adapter, changer de plan…

C : Effectivement. Tu sais toujours que cela peut t’arriver, d’autant plus quand tu vas dans une zone que tu ne connais pas et que la seule information que tu as est de deux allemands qui y ont été l’année dernière. Nous n’avions qu’une photo d’eux et une publication de l’American Alpine Journal qui disait l’altitude et les mètres qu’ils calculaient pour la paroi.

A : L’idée de l’activité était de grimper au bel arc de rocher du col qui sépare les deux sommets et de là faire l’ascension des deux pics. Mais une fois arrivées au camp de base, vu la décomposition de la paroi, vous avez décidé de changer de chemin pour faire le sommet le plus haut de façon plus directe. À la fin vous avez dû renoncer…

C : Oui, nous avons pris cette décision en voyant que la partie du milieu s’avérait beaucoup plus dangereuse. C’était un corridor très fermé où beaucoup de pierres tombaient. Le rocher n’était pas très bon. D’abord nous avons changé la voie vers le sommet le plus haut par le milieu de la paroi. Il a neigé et elle est devenue blanche. Une partie de la neige qui était tombée a fondu mais juste sur la paroi par laquelle nous allions grimper elle ne finissait pas de partir. Alors nous avons changé de nouveau et nous avons cherché la ligne la plus facile pour atteindre le point le plus haut. Le froid et le vent ont été nos ennemis là-bas. Nous ne nous attendions pas à ça.

A : Comment fait-on pour être sur une paroi dégradée où tant de pierres tombent ?

C : Il faut se cacher chaque fois que possible et avoir toujours en tête où l’on est. C’est un peu comme quand en escaladant sur de la glace on cherche les relais toujours protégés. C’est la montagne. On peut trouver un rocher compliqué et ce n’est pas pour ça que l’on va cesser d’escalader. On dit qu’il n’y a pas de mauvais rocher mais de mauvais grimpeur. Le rocher décomposé est plus difficile à aborder, moins agréable à escalader et plus dangereux, mais ça peut se faire, surtout jusqu’à atteindre certaines difficultés. L’escalade n’était pas difficile. Ce n’est pas aussi joli que d’escalader un bon rocher, mais cela faisait partie de la montagne où nous voulions grimper. Il faut s’adapter.

A : Une de tes amies, Asunción Yanguas [grimpeuse de Jaen], avec laquelle tu as partagé des rires et des escalades, met en avant, à propos de toi, ton calme et ton sang-froid, ta psychologie. Elle me disait à quel point tu fais de l’escalade avec aisance, et que bien des fois on dirait que ceux qui te regardent sont plus nerveux pour toi que toi-même.

 

Cecilia Buil

 

C : C’est parce que je le dissimule très bien. Je deviens aussi nerveuse, mais je ne le traduis pas par des symptômes physiques. Pour que cela m’arrive, il faut que j’aie perdu le contrôle. C’est une des choses que tu apprends. C’est vrai que je deviens nerveuse parfois. Je suis consciente du risque que je suis en train d’assumer, j’ai peur, mais j’essaie de ne pas le traduire par des signaux externes. En apparence, de l’extérieur, on peut croire que je n’ai pas peur, mais si, j’ai peur. Ça m’aide à rester concentrée et comme ça éviter ces tremblements ou ces sueurs qui rendent difficile l’escalade et qui augmentent la difficulté de ce qui est déjà compliqué en soi. J’aimerais bien ne pas avoir peur. Bien que je n’en sois pas vraiment sûre, parce que si je n’avais pas peur probablement je ne serais pas ici. La peur est nécessaire, et j’ai peur, mais je crois que j’ai appris à ce que cela n’influe pas sur moi au moment d’escalader.

A : Que signifie pour toi le mot cordée ?

 

« J’adore cette sensation lorsqu’on arrive les trois grimpeuses, avec Dafne, la photographe, et que l’on sait que nous sommes seules à beaucoup de kilomètres à la ronde. Tu perçois la montagne telle qu’elle est, avec toute l’hostilité qui te dit que tu dois te valoir par toi-même, qu’il n’y a pas de possibilité de sauvetage ou d’aide ».

 

C : La cordée signifie aussi l’amitié, bien que j’aie fait beaucoup d’essais d’escalade avec des gens que je ne connaissais pas. Par exemple, avec Asunción. Presque sans nous connaître, nous sommes allées faire de l’escalade dans les Alpes. Nous avons passé une semaine fantastique là-bas et nous sommes devenues de très bonnes amies. Normalement, d’une cordée nait une bonne amitié.

A : Dans tes activités, tu évites les escalades classiques et fais primer l’aventure, la découverte et la solitude. Cette flamme est-elle toujours allumée ?

C : De fait, j’ai horreur des queues et des massifications. Elles me mettent hors de moi. Si j’arrive à une voie et je dois faire la queue, je m’en vais à une autre. Je n’ai plus envie de la faire même si elle est classique ou si elle a un grand nom. Avoir une cordée devant rend les choses beaucoup plus faciles. En plus, il y a des endroits où on ne peut pas faire autrement. Mais, à certains endroits, c’est directement impossible si le rocher est trop désagrégé. Je n’aime pas non plus la pression d’avoir d’autres gens derrière. J’évite les voies normales parce que j’aime l’aventure. Une voie qui n’est pas fréquentée est beaucoup plus de la montagne et plus authentique qu’une voie qui l’est, et qui du coup a souffert des modifications.

A : Je crois que c’est cet esprit aventurier et d’exploration qui d’habitude nous amène à la montagne. Votre expédition au Mugu définit parfaitement tes motivations.

 

C : C’est très probable de se tromper dans la logistique ou les conditions quand tu vas à une montagne où il n’y a pas eu d’essais préalables. J’ai vécu plusieurs expéditions où je pensais que j’allais à un endroit donné et puis j’ai trouvé quelque chose de différent. Mais j’adore cette sensation lorsqu’on arrive les trois grimpeuses, avec Dafne, la photographe, et que l’on sait que nous sommes seules à beaucoup de kilomètres à la ronde. Tu perçois la montagne telle qu’elle est, avec toute l’hostilité qui te dit que tu dois te valoir par toi-même, qu’il n’y a pas de possibilité de sauvetage ou d’aide. Tu te sens comme ces premiers aventuriers qui partaient à un autre monde. C’est ça ce qui me plaît vraiment et ce qui me semble plus authentique. C’est ce qui m’a attirée dès le début et je ne crois pas que ça changera. Avec les années, quand je pourrai moins escalader, c’est sûr que je trouverai aussi de la montagne authentique, sans gens. C’est ma manière de profiter. Je comprends bien que d’autres personnes soient attirées par un autre type d’activité.

A : Il y a autant de conceptions du monde et de la montagne comme de personnes. Ces envies d’exploration, d’être dans un milieu hostile, t’amènent à bien t’en sortir autant en escalade sur glace qu’artificielle.

C : Oui, c’est ce qui me motive le plus. De fait, l’apprentissage de nouvelles modalités fait partie de cette aventure. Aller dans un monde inconnu, tester une modalité nouvelle, sortir de la zone de confort, c’est aussi une aventure. On peut le faire de bien des façons. J’aime apprendre et découvrir ainsi.

A : Que t’apporte l’escalade artificielle ?

C : Grimper sur des parois sur lesquelles autrement je ne pourrais pas le faire. C’est ça la vérité. En réalité, je n’ai pas l’esprit artificiel. J’aime et je passe de bons moments, mais pour moi c’est un outil plus qu’une finalité. C’est très utile sur les grandes parois. Je crois que chaque grimpeur devrait en faire à un moment donné parce que, que tu aimes ou pas, tu apprends beaucoup sur l’autoprotection. Et cela te donne beaucoup plus de confiance pour escalader en libre. Je pense que cela fait partie de la formation nécessaire pour avoir plus d’aisance.

 

« Être ensuite là-bas et la faire en première de cordée, fut très palpitant. Je crois que c’est l’exemple de comment, avec de l’effort et du dévouement, nous pouvons faire presque n’importe quoi. Malgré l’inconfort, même la peur au début, si nous insistons nous pouvons y parvenir. Ça a été pour moi un symbole de la persévérance et de l’insistance ».

 

A : Qu’est-ce qui t’a amenée à escalader sur la glace ?

C : J’ai commencé à escalader sur la glace avec une motivation similaire à celle qui m’a amenée à faire de l’escalade artificielle. Je me voyais limitée dans les activités que je faisais. Maintenant la glace est devenue une fin avec priorité absolue quand l’hiver arrive. Ça m’a accrochée de façon incroyable. Je ne pouvais pas l’imaginer quand j’ai commencé. Au début, je me sentais très, très mal à l’aise, j’avais très froid, j’avais peur et j’avais des difficultés. En une saison, on n’apprend pas tout ce qu’il faut. J’en ai tenu trois et la quatrième m’a accrochée totalement. J’attends l’hiver impatiemment ! Il y a même eu des étés où je suis allée chercher l’hiver dans l’hémisphère sud. [Rires].

A : Si tu regardes en arrière et tu vois ton évolution et les grandes activités que tu as faites sur glace, laquelle serait-elle la plus spéciale ?

C : Il y a une activité qui s’est avérée spécialement émouvante, probablement parce que j’y avais déjà été auparavant. C’était à Rjukan, sur la Lipton. C’est une cascade difficile, un emblème de la Norvège, mythique. Ce n’est pas la plus difficile, mais quand même, elle est très exigeante. La première fois que j’y suis allée j’étais en train de commencer. J’avais deux compagnons très bons grimpeurs, parmi eux Iñaki Cabo. Ils l’ont faite pendant que je les regardais depuis le bas. Ça ne me venait même pas à l’esprit que dix ans plus tard je grimperais cette cascade en faisant en plus toutes les longueurs. Cela signifia beaucoup pour moi. Je me souviens de les avoir regardés avec admiration en me demandant comment pouvaient-ils grimper par là. Être ensuite là-bas et la faire en première de cordée, fut très palpitant. Je crois que c’est l’exemple de comment, avec de l’effort et du dévouement, nous pouvons faire presque n’importe quoi. Malgré l’inconfort, même la peur au début, si nous insistons nous pouvons y parvenir. Ça a été pour moi un symbole de la persévérance et de l’insistance. En plus, j’ai passé un très bon moment en escaladant. Ça, c’est très important.

Il y en a aussi une autre au Canada, d’il n’y a pas longtemps, du projet HuEllas On Ice [Projet de Cécile qui consiste à ce qu’une femme ouvre une voie sur glace sur chaque continent de la planète]. Ça a été comme un miracle. Nous avons vu une voie avec des conditions très spécifiques qui exigeaient beaucoup de froid, -25°C, parce que le soleil y entre et que c’est une couche très fine. C’était une voie qui ne s’était même pas formée avant sur la paroi la plus célèbre de glace du monde, la Weeping Wall. Je me souviens d’elle comme une ouverture miraculeuse et comme un acte de générosité d’un habitant de la zone, Jon Walsh, et de Ixchel Foord.

 

A : En parlant de HuEllas On Ice… Tu te focalises plus sur les femmes dans tes cordées.

C : Dans le projet HuEllas On Ice je suis centrée sur des ouvertures féminines, mais ce n’est pas la seule chose qui m’importe. La qualité et la beauté des ouvertures est le plus important. La participation de beaucoup de monde, hommes et femmes, est nécessaire pour pouvoir le terminer. Je suis centrée sur ça. En Afrique du Sud, j’ai fait une cordée mixte avec mon mari, Alejandro Ibarra. Ça a été une longueur que j’ai ouverte moi. Donc on peut dire que ça a été une ouverture presque féminine. [Rires]. Personne ne voulait m’accompagner là-bas !

A : Dans plusieurs activités, c’est toi qui as ouvert toutes les longueurs. Pourquoi ? Les conditions sont réunies pour le faire ainsi ?

 

C : Bien des fois, non. Sur la Lipton, c’est parce que je m’étais engagée à faire une escalade féminine. C’était un programme de Al Filo de lo Imposible [émission de la télévision espagnole]. La compagne de cordée avec laquelle j’allais y aller n’a pas pu le faire finalement. J’y suis allée avec Josito Romay. J’ai fait toutes les longueurs, mais lui aussi. Nous l’avons faite deux fois. C’était l’engagement que j’avais pris. J’ai aussi fait de l’escalade en solo, mais ce n’est pas ma façon habituelle d’escalader.

A : Crois-tu qu’en montagne on exige plus de la femme que de l’homme ?

C : En réalité, on n’exige pas plus dans certaines activités. C’est plus facile de vendre une activité féminine qu’une masculine, mais, et de façon générale, à moins que la femme ne soit une grimpeuse renommée ou qu’il s’agisse d’une activité en solitaire, il y a toujours une tendance à douter. Je le vois dans les commentaires que j’entends autour de moi, même me concernant. Je crois que cela arrive moins avec les hommes. Là où on exige plus, c’est au moment de t’inclure dans une équipe pour faire quelque chose. Pour qu’ils le fassent avec une femme dans un projet puissant, elle doit avoir plus que démontré ses capacités. C’est ce que je crois. J’ai la sensation qu’en tant que femme je dois être en train de démontrer ce que je peux apporter. Ce n’est peut-être que mon appréciation, mais c’est une des raisons pour lesquelles j’aime escalader dans des cordées féminines.

 

A : Les femmes, en général, sont beaucoup plus esthétiques en escaladant que les hommes.

C : L’escalade est plus esthétique. Plus efficace, ça il faudrait le voir dans chaque cas. Nous devons nous débrouiller de cette façon. Nous escaladons différemment, ça c’est clair. Physiquement nous ne sommes pas pareilles. Ce que je crois vraiment, c’est que nous pouvons apporter beaucoup à l’alpinisme, dans des activités qui sont compliquées et dans lesquelles entrent en jeu la logistique, la stratégie et le mental. Là nous pouvons être à la même hauteur que les hommes parce que la composante physique n’est pas si grande. C’est archi-démontré depuis des milliers d’années que les hommes ont plus de capacités physiques que les femmes, bien qu’il y ait aussi des femmes qui ont une grande puissance physique et qui égalent ou même dépassent en force beaucoup d’hommes, mais ce n’est pas habituel. En revanche, quand l’aspect psychologique intervient, tout s’égalise. L’escalade classique, la glace, l’exploration, de nouvelles voies… En alpinisme, les femmes peuvent être à la même hauteur et participer et apporter quelque chose dans de nouveaux projets.

A : Vers où vont tes pas ?

C : Maintenant je vais vers l’hiver. Je ne peux pas attendre qu’il arrive ! Je contrôle les températures, rien pour l’instant. Cette année, en coïncidant avec le centenaire du Parc national d’Ordesa, je vais terminer le projet HuEllas On Ice. Il ne me manque que l’ouverture en Europe et j’espère avoir la chance de la faire à quelques kilomètres de la maison. Je mettrai en place une collaboration avec le Parc. J’adore l’idée. Cela n’a pas été quelque chose de planifié, mais je trouve ça très joli, parce que je vais dans cette zone depuis que je suis très petite. Mes parents ont toujours été amoureux des Pyrénées et du Parc National concrètement, et pour moi c’est très satisfaisant de terminer ici ce projet. Je pensais le faire en Finlande ou je ne sais où, mais cela va pouvoir être ici.

 

 

K : Tu ne peux guère demander plus pour la fin de ce projet d’envergure internationale…

C : Chez moi et avec le centenaire du Parc… Mieux c’est impossible. Nous avons l’idée de réaliser une édition avec toutes les ouvertures pour faire un bon documentaire et une donation à Girls Education International, une association pour aider les filles en risque d’analphabétisme partout dans le monde. Nous donnerons un euro pour chaque mètre qui ait été ouvert dans le projet. Je suis en train de chercher des aides pour pouvoir le mener à bien.

K : Parler avec toi, Cecilia, a été un plaisir. J’ai bien aimé écouter ta manière d’affronter et de vivre la montagne. Que le projet avec l’escalade à Ordesa termine en beauté et que tout continue à te sourire !

C : J’espère bien ! Il me suffit que l’hiver soit normal. Pour l’instant l’automne est en train d’être bon, avec la pluie nécessaire pour qu’il y ait de la bonne glace. Maintenant il ne reste plus qu’à attendre que le froid arrive. Merci beaucoup à vous. Ça a aussi été un plaisir.

 

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